CHAPITRE 3

Je m'étais endormie avec la douce lumière de la lune qui veillait sur moi et je me réveillais avec les chauds rayons du soleil qui caressaient mon visage.

Lorsque j'ouvris les yeux je restais un moment immobile dans mon lit me demandant où j'étais. Puis toutes les images de la veille au soir me revinrent en tête, j'étais chez cet homme, Dukan, cet homme en qui Essilia avait assez confiance pour qu'il s'occupe de moi.

Je regardais à travers la lucarne et voyant comme le soleil était déjà haut dans le ciel je me doutais que j'avais du beaucoup dormir et qu'il était déjà tard. Je me levais et descendis les escaliers.

Dukan était assis dans un fauteuil entrain de lire. Il ne m'avait pas entendu et je me tenais là, derrière lui, toute penaude dans ma chemise de nuit, mes pieds nus sur le carrelage et mes longs cheveux bruns tout ébouriffés.

Sans savoir comment, j'entendis ma petite voix dire un bonjour timide, Dukan se retourna et eut un grand sourire en me voyant, le visage encore gonflé de sommeil.

« Eh bien tu avais vraiment besoin de dormir » me dit-il « sais tu quelle heure il est ? » je bougeais la tête négativement, je me doutais qu'il n'était pas de bonne heure mais je n'avais aucune notion du temps que j'avais dormi. « Il est 3 heures de l'après midi » me répondit il.

Je n'en revenais pas d'avoir autant dormi. Il me prépara un petit déjeuner copieux en me disant qu'il fallait que je prenne des forces. Je ne me fis pas prier et englouti aussi  bien les œufs brouillés qu'il me donna, que le bol de lait et le pain.

En me voyant manger comme quatre il éclata de rire et dit « je ne pensais pas qu'un petit bout de femme comme toi pouvait avoir un tel appétit » je me sentis gênée, puis le voyant avec son doux sourire je lui souris à mon tour et je sus que nous allions très bien nous entendre.

Après m'être habillée, Dukan me fit visiter la maison, ce qui fut rapide car en dehors de la pièce principale et de ma chambre, que je connaissais déjà, il n'y avait que sa chambre à lui, qui se trouvait sous les toits, juste à coté de la mienne.

Il m'emmena dehors et je vis pour la première fois le paysage puisque j'étais arrivée en pleine nuit. La maison dominait une magnifique prairie, avec un lac en contrebas, tout était calme et apaisant, le soleil scintillait sur l'eau, l'herbe était parsemé de tâches multicolores dues aux fleurs qui poussaient de toutes parts. Je restais un moment sans bouger à contempler ce paysage féérique.

Il m'entraina ensuite vers l'arrière de la maison ou se trouvait une grange, à l'intérieure il y avait une jument avec son poulain et quelques poules par ci par là, à qui je devais surement mes œufs du petit déjeuner. Le patrimoine de Dukan s'arrêtait là, autant dire qu'il ne possédait pas grand-chose.

Il me prit par les épaules et m'emmena sur un petit banc devant la maison. Il me regarda avec le même regard profond qu'il avait eut la veille à mon arrivée  et me dit « j'ai promis de répondre à toutes tes questions, alors je t'écoute » ça déstabilisa, oui j'avais une tonne de questions à lui poser mais par où commencer ?

Ma première question le surprit, il devait s'attendre à autre chose, mais ce qui m'intriguait déjà c'était l'âge qu'il pouvait bien avoir. Il me répondit qu'il avait 35 ans, je le fixais les sourcils froncés, surprise à mon tour par sa réponse, je pensais qu'il était plus vieux, mais c'est vrai qu'à 10 ans on trouve qu'arrivé à la trentaine c'est vieux.

Puis mes questions jaillirent toutes seules, les mêmes que la veille, qui il était, qu'est ce que je faisais là, comment il me connaissait, etc... Il s'adossa au mur qui se trouvait derrière le banc, croisa les bras et dit : « je pense que le plus simple est de remonter plusieurs années en arrière » je sentais de l'émotion dans sa voix et il continua :

« Les elfes et les humains étaient entrain de livrer un combat contre la horde lorsqu'un humain du nom de Yvane a été gravement blessé. Essilia qui faisait parti des combattants a apporté les premiers soins vitaux à cet homme, puis l'a mis en sécurité à l'écart. Elle est retournée se battre auprès des siens et une fois la horde vaincue elle est revenue auprès d'Yvane. Elle expliqua aux hommes qui avaient survécus au combat ce qu'il fallait faire pour le soigner puis ils sont repartis sur leurs terres.

La guérison d'Yvane fut très longue mais pendant plus de deux mois Essilia venait régulièrement lui rendre visite dans la plus grande discrétion pour l'aider à se rétablir. Il faut que tu comprennes que les elfes et les humains ont beau être des alliés, il existe quand même un fossé entre les deux, les elfes n'accordent aucune confiance aux races inférieures et pour eux les humains en font partis, et cette méfiance est réciproque, les humains n'apprécient pas trop les sombres pouvoirs des elfes. Donc Essilia et Yvane faisaient très attention à ce que leurs rencontres fréquentes ne soient pas découvertes. Plus ils passaient de temps ensemble et plus ils s'appréciaient, une fois Yvane complètement rétabli ils continuèrent de se voir et des sentiments plus forts que l'amitié sont nés. Ils savaient l'un et l'autre qu'ils s'engageaient dans une histoire impossible mais s'il y a un pouvoir contre lequel on ne peut rien c'est bien l'amour.

Ils vécurent donc leur histoire comme ils le pouvaient, chacun étaient sur ses terres et dès que c'était possible ils se voyaient. Au bout de quelques mois Essilia donna naissance à un enfant, ils l'appelèrent Dukan »

Sur ces derniers mots il se retourna vers moi et vu mon expression abasourdie, je n'en croyais pas mes oreilles, Dukan était le fils d'Essilia, le fils de ma mère adoptive. Je n'osais pas prononcer un mot, je ne voulais pas qu'il s'arrête de parler, il le comprit et continua son récit.

« Ma mère m'aimait profondément mais elle ne pouvait pas m'élever parmi les siens, je ressemblais à un humain donc c'était impossible. C'est donc mon père qui c'est occupé de moi, il m'a élevé dans cette maison, mais ne crois pas que ma mère m'a abandonné, au contraire elle venait me voir dès qu'elle le pouvait et passait du temps avec nous, grâce à ses pouvoirs il lui était facile de passer d'une terre à l'autre. Mes deux parents m'ont donné tout l'amour qu'ils avaient en eux et je n'ai donc pas souffert de cette situation. Dès mon plus jeune âge ils m'avaient expliqué pourquoi nous vivions comme ça et je l'ai compris. Je n'ai jamais révélé qui était ma mère, je savais qu'il fallait garder ça secret.

Il y a 15 ans de ça, mon père est mort dans un tragique accident, ma mère et moi avons beaucoup souffert de cette disparition mais ça n'a fait que renforcer les liens qui nous unissaient. J'avais 20 ans à l'époque et je n'avais pas le temps de m'apitoyer sur mon sort, il fallait que je travaille, que je reprenne la suite de mon père pour pouvoir manger et garder cette maison en état. Cette maison est le seul lieu où nous nous retrouvions tous les trois en famille et j'y tiens comme à la prunelle de mes yeux.

Il y a 10 ans, un soir ma mère lors d'une de ses visites m'a raconté qu'elle avait trouvé un bébé, c'était toi Elridia,  et tu comprends maintenant pourquoi seule ma mère pouvait s'occuper de toi sans préjugés, elle avait vécu la même histoire que ta mère.

Je dois t'avouer que lorsqu'elle m'a parlé de toi et qu'elle m'a dit qu'elle allait te protéger je ne l'ai pas très bien pris au début, j'étais jaloux de se que tu allais vivre avec elle et dont moi j'avais été privé d'une certaine manière, mais une fois ma jalousie passée j'ai compris que moi j'avais eu la chance d'avoir mes parents à mes cotés, même si ma mère n'était pas toujours là, et que toi tes parents avaient du s'enfuir. Il faut reconnaître aussi qu'avec les années ma mère était devenue l'une des personnes les plus importantes de sa communauté et tout le monde la respectait et la craignait un peu, donc personne ne se serait permis de lui faire une remarque sur toi.

Pendant 10 ans j'ai suivi ton évolution, ma mère me parlait beaucoup de toi, elle voulait que malgré la distance je me sente proche de toi, en quelque sorte tu étais devenue ma petite sœur même si on ne se connaissait pas.

Puis l'autre soir ma mère est venu me voir, pas physiquement elle était trop faible pour ça, elle m'est simplement apparue en vision, elle savait qu'il ne lui restait plus beaucoup de temps à vivre et elle voulait être certaine que je pourrais m'occuper de toi, elle ne voulait pas partir sans te savoir en sécurité. Je ne vois pas comment j'aurai pu refuser de t'accueillir, ça me semblait évident de prendre la suite de ma mère et de continuer à t'élever. Elle m'a donné quelques recommandations et m'a dit que tu arriverais d'ici trois jours.

J'avais tellement de choses à lui dire avant qu'elle parte mais je n'en ai pas eu le temps, elle devenait de plus en plus faible et ses pouvoirs aussi, son image c'est effacée petit à petit et je ne l'ai plus revu, maintenant qu'elle savait que tu serais protégée elle pouvait s'en aller paisiblement et elle s'est laissée mourir ».

Dukan tourna son visage vers moi et je vis dans ses yeux toute la tristesse qu'il avait du retenir jusque là et que son récit avait du refaire jaillir. Je ne pouvais plus retenir la boule que j'avais dans la gorge depuis un moment et je fondis en larmes, je ne savais pas trop pourquoi mais je pense que moi aussi j'avais gardé trop de choses pour moi et c'était le moment de me libérer. Il me prit tendrement dans ses bras et me caressa les cheveux.

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CHAPITRE 2

Après un voyage de trois jours, l'elfe de confiance  d'Isselia me déposa en pleine nuit devant une petite maison en pleine campagne.

Je le regardais s'éloigner en me disant qu'avec lui c'est tout le début de ma vie qui partait et qu'à partir de maintenant une autre vie débutait.

J'appréhendais un peu de frapper à la porte qui se trouvait devant moi ne sachant pas ce que j'allais découvrir, mais d'un autre coté c'est Isselia qui m'avait faite conduire ici et je me sentais en confiance.

Je respirais un bon coup et ma petite main cogna deux coups contre la porte. Elle s'ouvrit et mon réflexe fut de faire un pas en arrière. Devant moi se tenait un homme d'une carrure assez impressionnante, son visage trahissait une vie qui n'avait pas due être toujours facile. Il me fixa et du haut de mes 10 ans je ne savais pas trop comment réagir. Il me dit simplement « bonjour Elridia, je m'appelle Dukan, je t'attendais, entre » et il s'écarta pour me laisser passer.

Sa maison était tout ce qu'il y a de plus modeste mais elle respirait la sérénité et le bien-être. La pièce dans laquelle je rentrais occupait toute la surface de la maison, elle était chaleureuse, meublée d'une grande table en bois avec des bancs, d'un buffet qui occupait tout un pan de mur et de deux gros fauteuils face à une immense cheminée. Un coin de la pièce servait de cuisine avec un évier en pierre et un poêle sur lequel mijotait un faitout duquel sortait une odeur alléchante.

Dukan eut un sourire en voyant mes petits yeux fixer cette cocotte avec envie. C'est vrai qu'après ce long voyage mon ventre criait famine. Il m'installa à table et me servit une pleine assiette de ragout de yak que je dévorais de bon cœur. Il était installé face à moi et me regardait manger sans rien dire.

Une fois mon assiette terminée je me sentais en pleine forme et je voulus savoir où j'étais, qui il était, pourquoi j'étais là...mais il m'interrompit vite en me disant qu'il était tard et que j'étais épuisée par mon voyage. Il me promit de répondre à toutes mes questions dès le lendemain après une bonne nuit de sommeil.

Il prit mon petit sac qui ne contenait pas grand-chose et m'emmena à l'étage dans une petite chambre sous les toits. Elle était meublée tout comme le rez de chaussé, simplement mais très confortable. Dukan me souhaita une bonne nuit puis me laissa seule.

Je me plongeais sous la couette moelleuse et me sentis comme dans un petit nid. Au dessus de mon lit il y avait une petite lucarne par laquelle la lune me regardait et je ne sais pas pourquoi j'eus l'impression qu'elle me souriait et je m'endormis sur cette vision, en pensant à tous ce que j'allais apprendre le lendemain et qui allait tracer une partie de mon avenir.

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CHAPITRE 1

L'histoire de ma naissance n'est pas facile à raconter car elle est encore très floue pour moi, je ne peux dire que ce qu'on m'a raconté jusqu'à maintenant sachant que ma quête consiste à découvrir la vérité sur mes origines.

J'ai vu le jour dans la Région de Kalimdor, sur les terres elfiques en l'an 594 sous le règne de la Terreur. A cette époque les elfes avaient déserté la Mont Hyjal et avaient établi des colonies dans la forêt d'Ashenvale dans laquelle ils avaient fondé la ville d'Astranaar.

Un jour la grande Isselia, elfe très importante et très respectée de la ville, me trouva abandonnée en pleine forêt et décida de me prendre sous sa protection.

J'ai donc vécu mes 10 premières années à ses côtés, elle m'enseigna son savoir et j'étais toujours très impressionnée par ses pouvoirs et sa grande patience envers moi. Elle m'a apporté tout l'amour et l'attention dont j'avais besoin mais il subsistait un manque en moi que je ne pouvais définir. Je savais que je n'étais pas comme tous ces elfes avec lesquels je vivais, ne serait ce par le physique, je ne leur ressemblais pas, mais jamais personne ne m'avait fait de remarque à ce sujet

J'ai donc vécu parmis eux comme si ils étaient mon véritable peuple, j'ai suivi les mêmes cours de magie, appris à vivre comme eux et je me cachais à moi même le fait d'être différente.

L'année de mes 10 ans, alors qu'Isselia était partie en forêt s'entrainer à sa magie en vue de protéger Azeroth d'un retour de la Légion Ardente, elle fut attaquée par un orc qui lui porta des coups tellement violents qu'elle ne put se défendre. Alertés par ses cris, un groupe d'elfes vint à son secours mais ils ne réussirent qu'à mettre l'orc en fuite, pour Isselia il était déjà trop tard sa vie ne tenait plus qu'à quelques heures.

Après l'avoir ramené en ville Isselia me fit appeler à son chevet. Je savais que j'allais perdre la personne la plus importante à mes yeux et à mon coeur, mais ce que je ne savais pas c'est que cette mort allait m'apporter beaucoup et bouleverser ma vie.

Lorsque j'arrivais à son chevet, Isselia me tendit un médaillon en me disant qu'il m'appartenait et de ne jamais m'en séparer. Je n'avais jamais vu ce pendentif mais je devinais l'importance qu'il devait avoir pour qu'Isselia me l'ait caché jusqu'à présent. Elle me demanda de m'asseoir à coté d'elle et me raconta ce qu'elle savait de mon histoire et que moi j'ignorais encore jusque là.

Mes parents n'étaient pas de la même race, ma mère Jacindell était une elfe, alors que mon père Dvaron était un humain. Ils étaient épris l'un de l'autre mais leur amour était interdit et malgré leur discrétion cette relation fut découverte et ils furent bannis des terres. Ma mère après m'avoir mis au monde était venue me déposer dans la forêt en me laissant ce médaillon autour du cou, sachant que dès qu'on me trouverait on viendrait en informer Isselia et qu'elle seule pouvait savoir qui j'étais réellement, et qu'elle me protégerait. Ce que ma mère ne savait pas c'est que ce fut Isselia elle-même qui m'avait trouvé et elle avait caché au reste de la communauté mon identité pour ma sécurité.

Je comprenais mieux pourquoi je ne ressemblais pas aux autres, j'avais hérité du physique humain de mon père et de ma mère j'avais les pouvoirs. Isselia me dit que maintenant qu'elle allait mourir ma vie n'était plus possible ici car elle ne serait plus là pour me protéger et que je devais partir. Elle fit venir son elfe de confiance auquel elle expliqua l'endroit où il devait m'emmener sans rien révéler aux autres. Je ne pouvais pas entendre ce qu'elle lui disait car ses paroles n'étaient plus qu'un souffle, mais j'avais tellement de choses en tête avec ce qu'elle venait de me raconter que là seule chose qui m'importait c'était qu'il fallait que je suive cet homme.

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L'histoire d'Elridia

Cette histoire sort complètement de mon imagination, en fait je l'ai écrite par rapport au jeu de WOW (voir la rubrique concernée) jeu auquel je ne joue pas mais comme je me suis créée un pseudo sur le site des Ames Egregores et que l'un des modérateurs nous a demandé de raconter l'histoire de notre pseudo alors je me suis lancée, et puis je me suis dit que je pourrais mettre mon histoire ici, elle n'a rien à voir directement avec le jeu, c'est juste l'époque et le genre qui restent en relation, alors elle est ouverte à tout le monde et n'hésitez pas à laisser vos commentaires car des fois on croit que ce qu'on fait est bien et puis avec les commentaires des autres on peut se rendre compte qu'il y a des petits trucs à changer et comme je dis les critiques servent à s'améliorer donc allez-y ! Bon il faut avoir garder quelque part une âme d'enfant et aimer les histoires de magie. J'écrirais la suite tant que j'aurais de l'imagination.

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