BERTHE MORISOT

Berthe Morisot (1841/1895) était l'arrière petite nièce du peintre Jean Honoré Fragonard. Elle commence à étudier très tôt la peinture auprès de Jean Baptiste Corot qui lui conseilla d'aller peindre en plein air à Auvers sur Oise où elle rencontra Daubigny.

En 1864 elle participe à son premier Salon Officiel où elle présente quelques paysages et auquel elle participera par la suite.

Puis en 1868 elle rencontre Edouard Manet avec qui elle se lie d'amitié et qui devint son professeur. Elle posera également pour lui ce qui donnera les tableaux « Le balcon », « Le repos » et « Berthe Morisot au bouquet de violettes ».

En 1874 elle abandonnera le Salon Officiel pour rejoindre l'exposition parallèle des impressionnistes et elle exposera pour la première fois chez Nadar. Elle prit part avec ferveur et financièrement à la cause des impressionnistes. Cette même année elle épousera Eugène Manet, le frère d'Edouard. Elle participera à toutes les expositions des impressionnistes, sauf à celle de 1878, année de naissance de sa fille Julie.

Berthe Morisot voyagera beaucoup (Espagne, Angleterre, Italie, Belgique, Hollande) pour parfaire sa formation. Puis dans les années 1881/1883 elle fait construire une maison à Paris où chaque jeudi elle reçoit peintres et écrivains (Degas, Renoir, Monet, Pissarro, etc...).

En 1892 son mari, Eugène Manet, meurt et Berthe Morisot tombe malade. Elle confie alors sa fille Julie au poète Stéphane Mallarmé en tant que tuteur mais également à Auguste Renoir pour son éducation de peintre.

Ces qualités tant humaines que artistiques lui valent le respect de beaucoup de personnalités du monde de l'art.

Elle est, avec Camille Pissarro, la seule artiste dont les peintures ont été présentées à toutes les premières expositions impressionnistes.

Ces sujets favoris sont les femmes, les enfants et les scènes familiales, dans lesquels elle privilégie la légèreté et les couleurs claires.

Cette même année 1892 est également l'année où elle réalise avec succès sa première exposition personnelle chez Boussod et Valadon.

En 1894, l'Etat lui achète pour la première fois un tableau « la jeune fille en toilette de bal ».

Le 2 mars 1895, Berthe Morisot meurt à la suite d'une grippe et elle fut inhumée dans le caveau des Manet au Cimetière de Passy.

Un grand hommage lui fut rendu chez Durand-Ruel avec 300 de ses oeuvres et une préface de Stéphane Mallarmé.

Quelques tableaux :

- Femme et enfant sur un balcon
- Dans la salle à manger

- Jour d'été

- Le berceau

- Jeune fille en toilette de bal

 

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GUSTAVE CAILLEBOTTE

Né en 1848, Gustave Caillebotte est issu d'une famille riche. Il commence des études de droits puis entre dans l'atelier de Léon Bonnat.

En 1873 il réussit le concours d'entrée aux Beaux Arts et dès 1874 il rencontrera Degas, Monet et Renoir qu'il aidera dans l'organisation de la première exposition des impressionnistes à Paris. Cette même année il hérite de la fortune de son père ce qui fera de lui le mécène de ses amis impressionnistes qu'il aidera financièrement tout au long de sa vie en achetant leurs tableaux à des prix trés élevés et en prenant en charge les frais de leurs expositions.

En 1875 il commence ses débuts publics comme peintre et veut exposer au Salon Officiel mais l'oeuvre qu'il présente est refusée. En 1876 il exposera enfin ses oeuvres et celles ci seront trés remarquées en particulier "les raboteurs de parquet". Dès lors il participera aux autres expositions. Il sera même co-organisateur et co-financier des 3ème, 4ème, 5ème et 7ème expositions des impressionnistes.

Caillebotte était également un horticulteur émérite et il achète en 1881 une maison avec jardin au Petit Gennevilliers doù il correspondra beaucoup avec Monet qui se trouvait lui à Giverny et qui partage la même passion pour les fleurs. Tout comme Monet, Caillebotte réalisera beaucoup de ses oeuvres dans son jardin.

Mais il a plus d'une corde à son arc et en plus de peindre il est aussi un passionné de bateau. En tant qu'architecte naval il cherche la perfection pour ses bateaux et construit des prototypes de voiliers qui lui permettent de remporter des titres internationaux.

Caillebotte, qui réalisa quelques 500 oeuvres, avait un style plus réaliste que celui de ses amis impressionnistes. Il a longtemps été méconnu, sauf aux Etats Unis où il avait percé rapidement.

Sa mort a provoqué de gros scandales car il avait légué à l'Etat 67 tableaux de sa collection d'oeuvres impressionnistes dont faisaient parti des tableaux de Degas, Cézanne, Monet, Renoir, Pissaro, Sisley et de lui même, pour que ceux ci soient exposés au Musée du Luxembourg et plus tard au Louvre. Mais l'Académie des Beaux-Arts s'interposa à l'entrée de ces tableaux au Musée. Les académistes ne voulaient pas que des oeuvres impressionnistes qui furent refusées au Salon Officiel fassent parti du patrimoine de France.

C'est une véritable "chasse aux sorcières" qui était livrée contre ce style de peinture. Après deux années de négociations Renoir, qui était l'exécuteur testamentaire de Caillebotte, réussit à faire accepter environ la moitié des tableaux légués. Les oeuvres refusées furent en partie achetées par le Docteur Barnes dont la collection est maintenant enviée par nos musées nationaux.

Les tableaux acceptés par l'Etat furent exposés en 1897 dans une annexe du Musée du Luxembourg et cela provoqué un scandale politique mené bien entendu par les académistes.

Mais ce don qui provoqua tant de polémiques à l'époque nous permet aujourd'hui de disposer d'oeuvres majeures des plus grands peintres impressionnistes. La collection fut intégrée au Louvre en 1928 et se trouve maintenant au Musée d'Orsay.

Quelques oeuvres :

Les Raboteurs de Parquet
Le bassin à Argenteuil
Portrait à la campagne
Rue de Paris par temps de pluie

 

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PIERRE AUGUSTE RENOIR

Pierre Auguste Renoir (1841-1919) a débuté sa carrière en faisant de la peinture sur porcelaine, à l'âge de 14 ans son père le place comme apprenti chez les frères Levy, rue du Temple, qui possédaient une fabrique de porcelaine.

En 1862 il rentre aux Beaux Arts et fréquente également en dehors de l'école l'Atelier privé de Charles Gleyre où il se liera d'amitié avec Monet, Sisley et Bazille.

Il fera partie de la période impressionniste de 1864 à 1883. Il travaillera beaucoup sur le "motif" dans la fôret de Fontainebleau mais contrairement à ses amis il ne sait pas trop quelle direction prendre quant à sa recherche artitisque.

En 1864 il exposera au Salon un tableau qui aura un énorme succès "L'Esméralda". Malheureusement il sera refusé à ce même Salon en 1866 et 1867.

Il peindra beaucoup de corps féminins et de paysages dont "le Pont des Arts" qu'il peint avec Monet en 1867.

Malgré ses deux précédents refus au Salon, celui ci l'accepte en 1868 avec sa "Lise à l'Ombrelle" influencée par Courbet.

Ce n'est qu'en 1869 que Renoir s'appropriera réellement la peinture impressionniste en fréquentant la "Grenouillère" avec Monet et en peignant l'animation de ce lieu avec des traits et des couleurs rapides et vigoureuses.

Mais l'exécution de ses oeuvres réellement rattachées à l'impressionnisme se fera à partir de 1872 avec des tableaux tels que "Les Canotiers à Chatou", "La Balançoire" ou encore "Le Portrait de Jeanne Samary".

Depuis longtemps Renoir éprouvait une grande admiration pour Delacroix et après les expositions impressionnistes "maudites" de 1874, 1876 et 1877, il renonce à exposer aux cotés de ses amis et connait un grand succès en 1879 avec "Madame Charpentier et ses enfants". Ce succès a aussi été cautionné auprès des amateurs de portraits par Georges Charpentier, éditeur de Zola, Maupassant et Daudet.

En 1881, grâce aux succès de ses tableaux et à leur vente, Renoir peut partir pour le Sud sur les traces de Delacroix. Il ira en Algérie, puis en Italie et reviendra à Marseille où il rejoindra Cézanne et où ils peindront ensemble.

Ces voyages ont éloigné Renoir de l'impressionnisme, il dira lui même plus tard : "vers 1883 il s'est fait comme une cassure dans mon oeuvre. J'étais allé jusqu'au bout de l'impressionnisme et j'arrivais à cette constatation que je ne savais ni peindre ni dessiner. En un mot j'étais dans une impasse" (Renoir cité par Vollard dans "Renoir" en 1920).

Il remet donc toute son oeuvre en question et petit à petit change son style, il sera sans cesse à la recherche d'un art pictural absolu.

Renoir se sera cherché toute sa vie, en résumé il aura eu quatre périodes :

de 1864 à 1883 : Période impressionniste
de 1883 à 1890 : Période Ingresque
de 1890 à 1900 : Un mélange des deux précédentes périodes
de 1900 à 1919 : Période Cagnoise.

Quelques oeuvres :

Le Pont des Arts
Lise à l'Ombrelle
Les Canotiers à Chatou
 
La Balançoire
Le Portrait de Jeanne Samary
Madame Charpentier et ses Enfants

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Visite de la maison et du jardin de Claude Monet

Ce samedi petit tour à Giverny pour aller voir la maison et le jardin de Claude Monet, c'est pas la première fois que j'y vais mais pourtant je suis toujours autant impressionnée par la beauté des lieux. C'est marrant en plus de reconnaitre dans son jardin des vues qui correspondent aux tableaux qu'il a peint.

Je n'ai pas pu prendre de photos de l'intérieur de la maison car c'est interdit, mais j'ai pris des clichés de l'extérieur et de son jardin, enfin moi j'appelle plutôt ça un parc vu les dimensions.

Voici donc quelques photos où on peut reconnaitre entre autre "le pont japonnais, bassin aux nymphéas" ou les "nénuphars" qui sont parmis les plus beaux tableaux de Monet.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

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Critique d'Emile Zola

 

Notes Parisiennes du 19 avril 1877

Compte rendu d'Emile Zola
sur l'Exposition consacrée aux impressionnistes


« Je ne vous ai point encore parlé de l'exposition des peintres impressionnistes. C'est la troisième fois que ces peintres soumettent leurs œuvres au public, en dehors des Salons officiels. Leur désire a d'abord été de se soustraire au jugement du jury, qui écarte du Salon toutes les tentatives originales. Ils se sont trouvés former ainsi un groupe homogène, ayant les uns et les autres une vision à peu près semblable de la nature ; et ils ont alors ramassé comme un drapeau la qualification d'impressionnistes qu'on leur avait donnée. Impressionnistes on les a nommés pour les plaisanter, impressionnistes ils sont restés par crânerie.

Maintenant, je crois qu'il n'y a pas lieu de chercher exactement ce que ce mot veut dire. Il est une bonne étiquette, comme toutes les étiquettes. En France, les écoles ne font leur chemin que lorsqu'on les a baptisées, même d'un mot baroque. Je crois qu'il faut entendre par des peintres impressionnistes des peintres qui peignent la réalité et qui se piquent de donner l'impression même de la nature, qu'ils n'étudient pas dans ses détails, mais dans son ensemble. Il est certain qu'à vingt pas on ne distingue nettement ni les yeux ni le nez d'un personnage. Pour le rendre tel qu'on le voit, il ne faut pas le peindre avec les rides de la peau, mais dans la vie de son attitude, avec l'air vibrant qui l'entoure.

De là une peinture d'impression, et non une peinture de détails. Mais heureusement, en dehors de ces théories, il y a autre chose dans le groupe ; je veux dire qu'il y a de véritables peintres, des artistes doués du plus grand mérite.

Ce qu'ils ont de commun entre eux, je l'ai dit, c'est une parenté de vision. Ils voient tous la nature claire et gaie, sans le jus de bitume et de terre de Sienne des peintres romantiques. Ils peignent le plein air, révolution dont les conséquences seront immenses. Ils ont des colorations blondes, une harmonie de tons extraordinaire, une originalité d'aspect très grande. D'ailleurs, ils ont chacun un tempérament très différent et très accentué.

Je ne puis, dans cette correspondance, leur accorder à chacun l'étude qu'ils mériteraient. Je me contenterai de les nommer : Monsieur Claude Monet est la personnalité la plus accentué du groupe. Il a exposé cette année des intérieurs de gares superbes. On y entend les grondements des trains qui s'engouffrent, on y voit des débordements de fumée qui roulent sous les vastes hangars. Là est aujourd'hui la peinture, dans ces cadres modernes d'une si belle largeur. Nos artistes doivent trouver la poésie des gares, comme leurs pères on trouvé celle des forêts et des fleuves. Je citerai ensuite Monsieur Paul Cézanne, qui est à coup sûr le plus grand coloriste du groupe. Il y a de lui, à l'exposition, des paysages de Provence du plus beau caractère. Les toiles si fortes et si vécues de ce peintre peuvent faire sourire les bourgeois, elles n'en indiquent pas moins les éléments d'un très grand peintre. Le jour où Monsieur Paul Cézanne se possédera tout entier, il produira des œuvres tout à fait supérieures.

Monsieur Renoir a envoyé des portraits de femmes charmantes. Le succès de l'exposition est la tête de Mademoiselle Samary, la pensionnaire de la Comédie Française, une tête toute blonde et rieuse. Mais je préfère les portraits de Madame GC et de Madame AD qui me paraissent beaucoup plus solide et d'une qualité de peinture supérieure. Monsieur Renoir expose également un Bal du Moulin de la Galette, grande toile d'une intensité de vie extraordinaire.

Je ne puis également donner que quelques lignes à Mademoiselle Berthe Morisot, dont les toiles sont d'une couleur si fine et si juste. Cette année, la Psychée et Jeune Femme à sa toilette sont deux véritables perles, où les gris et les blancs des étoffes jouent une symphonie très délicate. J'ai aussi remarqué des aquarelles délicieuses de l'artiste.

La place va me manquer et il faut que je passe rapidement sur Monsieur Degas dont les aquarelles sont si belles. Il a des danseuses prodigieuses, surprises dans leur élan, des cafés-concerts d'une vérité étonnante avec « divas » qui se penchent au-dessus de quinquets fumeux, la bouche ouverte. Monsieur Degas est un dessinateur d'une précision admirable et ses moindres figures prennent un relief saisissant. Je ne range pas ici les peintres impressionnistes par rang de mérite, car j'aurais dans ce cas parlé déjà de Monsieur Pissaro et de Monsieur Sisley, deux paysagistes du plus grand talent. Ils exposent chacun, dans des notes différentes, des coins de nature d'une vérité frappante. Enfin, je nommerai Monsieur Caillebotte, un jeune peintre du plus beau courage et qui ne recule pas devant les sujets modernes grandeur nature. Sa Rue de Paris par un temps de plus montre des passants, surtout un monsieur et une dame au premier plan qui sont d'une belle vérité. Lorsque son talent se sera un peu assoupli encore, Monsieur Caillebotte sera certainement un des plus hardis du groupe.

Et maintenant les peintres impressionnistes peuvent laisser le public sourire, leur triomphe est à ce prix. Toujours le public a souri devant les tableaux originaux. Lorsque Delacroix et Decamps ont paru, la foule s'est fâchée et a voulu crever leurs toiles. Le privilège des artistes de tempérament est d'ameuter et de passionner leur époque. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'il sortira forcément quelque chose du mouvement que déterminent aujourd'hui les peintres impressionnistes. Avant quelques années on verra leur influence se produire sur les Salons officiels eux-mêmes. L'avenir de notre école est là ; le branle est donné, les maîtres n'ont plus qu'à réaliser la note nouvelle.

La preuve que les peintres impressionnistes déterminent un mouvement, c'est que le public tout en riant va voir en foule leur exposition. On y compte par jour plus de cinq cents visiteurs. C'est un succès pour qui connaît les choses. Non seulement les frais de l'exposition seront couverts, mais il y aura peut-être des bénéfices. Bon courage et bon succès aux peintres impressionnistes ! »

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CLAUDE MONET

Même si le Vexin n'est pas le lieu où Claude Monet a le plus vécu et peint, j'aimerai lui consacrer un article entier et détaillé car c'est vraiment mon peintre préféré et pour moi c'est le réel père de l'impressionnisme.

Monet voit le jour en 1840 à Paris, mais il vivra son enfance au Havre où ses parents avaient un petit commerce. Lorsqu'il est au Lycée il se lance dans les caricatures et les expose dans une boutique de fournitures et matériels de dessin où travaille Eugène Boudin. Ce dernier remarque vite le talent de ce jeune garçon et il devient son premier mentor. Boudin initie Monet à la peinture "sur le motif" (tout comme l'avait fait Pissaro avec Cézanne, voir l'article précédent) et l'emmène peindre des paysages. D'abord réticent à ce style de peinture, le temps passé avec son mentor contribuera à la prédilection de Monet pour la peinture en plein air.

Ses parents n'étaient pas contre le fait que Monet devienne peintre, mais ils n'étaient pas d'accord sur le chemin à suivre. Eux voulaient que leur fils suive une bonne école d'art alors que Monet avait des idées plus indépendantes. Finalement il quittera le Havre en 1859 pour se rendre à Paris où il étudiera à l'Atelier Suisse où il se liera d'amitié  avec Camille Pissaro.

Le service militaire l'oblige à quitter Paris pour partir à Alger. De retour en 1862, Monet entre dans l'atelier du peintre Charles Gleyre où il va rencontrer ses trois grands amis : Renoir, Sisley et Bazille, auxquels il fera connaître la peinture en plein air tout comme Boudin l'avait fait avec lui.

On ne peut pas parler des impressionnistes sans parler du Salon de Paris qui était l'endroit le plus important d'exposition. Ce salon était composé de membres de l'Académie des Beaux Arts et d'anciens médaillés du Salon. Systématiquement les peintres impressionnistes se voyaient refuser leurs toiles à cette exposition ce qui conduisit Napoléon III, à la suite de trop de plaintes sur ces refus,  à créer le fameux Salon des Refusés.

De 1868 à 1870 Monet et ses amis étaient en quête de leur propre personnalité artistique. Ils furent tous sélectionnés pour le Salon des Refusés (en dehors de Cézanne) mais par la suite ils essuyèrent échec sur échec.

En 1870 pendant la guerre franco-allemande, Monet part à Londres aux cotés de Pissaro. Là bas il étudiera le travail de Constable et Turner. Daubigny qui se trouve également en Angleterre, lui présentera Paul Durand-Ruel un important marchand d'art qui contribuera plus tard à diffuser les oeuvres des impressionnistes.

Après la guerre Monet revient en France et s'installe à Argenteuil, c'est là que seront peintes les plus fameuses et joyeuses oeuvres impressionnistes à la fois par Monet mais également par  Manet, Renoir et Sisley.

En 1878 il part pour Vétheuil puis en 1883 il ira à Giverny où il restera pendant 40 ans soit jusqu'à la fin de sa vie. Malgré une grande période de pauvreté depuis 1873, les choses s'améliorent et en 1890 il peut acheter la maison de Giverny qu'il avait en location. Il va faire de son jardin un véritable ensemble décoratif. Il désherbe, taille, bêche, plante des parterres de fleurs variées. Il va faire de cet endroit un véritable enchantement, c'est aujourd'hui un jardin historique. En 1893 il commence à créer son fameux "jardin d'eau" avec l'étang aux nymphéas. Il peindra la série de Nymphéas dont il a fait don à l'Etat plus tard et qui seront installées à L'Orangerie des Tuileries.

Monet laisse derrière lui une oeuvre considérable que ce soit par la quantité, plus de 2000 oeuvres, que par la qualité de son travail.

La maison de Giverny, entretenue aujourd'hui  par la Fondation Claude Monet, est un lieu de visite obligatoire pour se retrouver au temps des impressionnistes, la visite du jardin est quelque chose d'exceptionnel, et à chaque saison on découvre un jardin différent selon les fleurs et les plantes qui y sont plantés. Pour plus d'information sur les visites de ce lieu magnifique :
Giverny

Quelques oeuvres :

Femmes au jardin
Le Pont Japonnais, bassin aux Nymphéas
Champ de coquelicots
La maison au milieu des roses
Nénuphars
Le Parc Monceau
Le Pont d'Agenteuil
Essai de figure en plein air
Le jardin e Monet à Giverny
Berges de la Seine à Vétheuil

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LES PRECURSEURS

Les précurseurs à Pontoise et Auvers sur Oise

Charles François Daubigny (1817-1878), le précurseur de l'impressionisme, est l'un des premiers à peindre les paysages du Val d'Oise et plus précisément
d'Auvers sur Oise, bien avant Vincent Van Gogh. Il sera qualifié en 1876 par Zola (critique d'art à l'époque) de "peintre merveilleux et véridique des bords de la Seine et de l'Oise". Daubigny qui aimait peindre essentiellement en plein air construisit en 1957 un atelier flottant qui lui permettait de peindre sur l'eau et dont Monet retiendra l'idée pour faire plus tard son bateau-atelier.

L'un des pères de l'impressionnisme, qui fut également l'un des premier à s'installer à
Pontoise, est Camille Pissaro (1830-1903), il enseigna même à Paris à des élèves tels que Paul Cézanne, Paul Gauguin et Jean Peské. Il est devenu l'un des chefs de file du mouvement impressionniste en s'appliquant à peindre des sujets ruraux. Au cours de la guerre franco-allemande de 1870, Pissaro quitte la région et va à Londres où se réfugient les impressionnistes, il y rejoint entre autres Monet. Ses tableaux qu'ils avaient laissés derrière lui et également ceux de Monet qu'il gardait chez lui, furent détruits par les allemands. Après la guerre il revient s'installer à Pontoise où il restera 10 ans.

Ce fut Pissaro qui fit venir Cézanne (1839-1906) à Pontoise. Ce dernier s'installa en 1872 à Auvers sur Oise où il logea dans un local prêté par le Docteur Gachet (ami de nombreux impressionnistes). De 1872 à 1874 les deux peintres travaillèrent en commun, cela leur apporta beaucoup à l'un comme à l'autre. Cézanne s'initia aux "paysages sur le motif" alors que jusque là il n'avait travaillé qu'en atelier et Pissaro s'influença également de l'art de Cézanne. Ce fut deux années trés fécondes pour eux. Malheureusement les oeuvres de Cézanne ont toujours été trés mal reçues que ce soit à la 1ère Exposition Impressionniste en 1874 ou à la 3ème en 1877 (il avait refusé de participer à la seconde). Les critiques ont été violentes à son encontre. Suite à ces critiques Cézanne quitta le groupe des impressionnistes en 1882 et parti pour la Provence.

Vincent Van Gogh (1853-1890) arriva dans le Val d'Oise pour des raisons "médicales". Début 1890 il était interné dans un asile, son frère Théo demanda alors au Docteur Gachet de le prendre en charge afin qu'il puisse sortir de cet asile. en mai 1890 Van Gogh arrive donc à Auvers sur Oise et s'installe dans le café des époux Ravoux. Il va travailler comme un forcené et en 70 jours il peindra 74 tableaux dont la fameuse "Eglise d'Auvers" connue dans le monde entier. Le 27 juillet 1890 Van Gogh se tire une balle dans la poitrine, dans le champs de blé qu'il avait peint quelques jours plus tôt, et il meurt de ses blessures deux jours plus tard à
l'Auberge Ravoux.

Quelques oeuvres :

Charles François Daubigny :
 
"La Neige"

Camille Pissaro :
Vue de Pontoise, quai du Pothuis
La côte du Jallais à Pontoise
La sente de la justice à Pontoise

Paul Cézanne :
Vue d'Auvers
Olympia Moderne
La maison du Docteur Gachet

Vincent Van Gogh :
L'Eglise d'Auvers
Champs de blé sous un ciel d'orage
Le jardin de Daubigny
Mademoiselle Gachet au jardin
Portrait d'Adeline Ravoux
Portrait du Docteur Gachet









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Les peintres dans le vexin

Les peintres dans le Vexin

Vous allez sans doute vous dire pourquoi le Vexin et les Impressionnistes ?

Pour deux raisons, la première parce que je suis native de cette région et la seconde parce que l'impressionnisme est la période que je préfère en peinture, et comme le Vexin a été une des régions la plus prisée par les plus grands peintres, le sujet était tout trouvé. Je ne vais pas faire des exposés dignes d'une encyclopédie, juste un petit résumé, pour situer les peintres et les époques auxquelles ils ont été dans le Val d'Oise.

Le premier volet de cette rubrique se concentrera sur Pontoise et Auvers sur Oise qui furent deux lieux importants pour cette époque, puis je parcourerai le reste du territoire.

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